Schopenhauer — L’impossibilité du bonheur

Au milieu de l’espace infini et du temps infini, l’individu humain se voit, fini qu’il est, comme une grandeur évanouissante devant celles-là : comme elles sont illimitées, les mots où et quand, appliqués à sa propre existence, n’ont rien d’absolu ; ils sont tout relatifs : son lieu, sa durée, ne sont que des portions finies dans un... Lire la suite →

Quelques textes de Freud

Version pdf Fonctions du rêve Si nous admettons que le contenu du rêve représente un désir réalisé, et si l’obscurité de son contenu est l’œuvre de la censure qui modifie et travestit les matériaux refoulés, il nous devient aisé de déterminer la fonction du rêve. À l’inverse de ce qui est admis par l’opinion courante... Lire la suite →

Notre moi n’est qu’une approximation – Guyau

Toute idée étant la représentation d'une possibilité d'action ou de sensation, il s'ensuit que le groupe d'états conscients ou subconscients qui constitue le moi n'est autre chose que l'équilibre mouvant de représentations d'actions auxquelles correspond une force impulsive, proportionnelle en moyenne à la force de la représentation même. Notre moi n'est qu'une approximation, une sorte... Lire la suite →

Liberté et délibération – Jean-Marie Guyau

La liberté consiste surtout dans la délibération. Le choix n'est libre qu'à la condition d'avoir été délibéré ; le vrai principe de la liberté doit donc être cherché plus haut que la décision, dans cette période d'examen qui la précède et où s'exerce la pleine intelligence. Or, la délibération, loin d'être incompatible avec le déterminisme,... Lire la suite →

Montesquieu sur le bonheur

Le bonheur consiste plus dans une disposition générale de l'esprit et du cœur, qui s'ouvre au bonheur que la nature de l'homme peut prêter, que dans la multiplicité de certains moments heureux dans la vie. Il consiste plus dans une certaine capacité de recevoir ces moment heureux. Il ne consiste point dans le plaisir, mais... Lire la suite →

Je ne suis personne – Pessoa

Je suis parvenu subitement, aujourd'hui, à une impression absurde et juste. Je me suis rendu compte, en un éclair intime, que je ne suis personne, absolument personne. Quand cet éclair a brillé, là où je croyais que se trouvait une ville s'étendait une plaine déserte ; et la lumière sinistre qui m'a montré à moi-même... Lire la suite →

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